schlac

Petit Page

mai 2002

Faire jouer Oedipe Roi à des élèves n'est pas une mince affaire ! Ce roman démontre avec beaucoup d'humour comment concilier les envies des enfants et les espoirs d'une maîtresse.
Cependant, lorsque tout le monde fait preuve de bonne volonté, le résultat est une version inédite d'une tragédie qui prend des allures de comédie. A ne pas manquer : la version intégrale du texte, en annexe, de ce "spectacle de qualité".
 
Lu et conseillé par :
P. Marvier (Librairie L'Herbe rouge, Dol-de-Bretagne), J. Arnaud (Librairie Millepages, Vincennes), N. Meyer (Librairie Internationale Kléber, Strasbourg)
 
Critiques d'Oedipe, schlac ! schlac !
 
 
Livres au Trésor
 
septembre 2002
 
 
Quand Mme Lecca propose à ses élèves de CM2 de monter une pièce de théatre, ils sont ravis. L'année précédente, ils avaient joué leur création : Godzitor et les mutants et sont prêts à écrire la suite. mais l'enseignante voit les choses autrement : ce sera Oedipe Roi de Sophocle.
Avec ce postulat, le lecteur pressent le décalage entre les aspirations de la professeure et le désir de ses élèves. L'un d'eux, le narrateur du roman, restitue comme il peut l'histoire d'Oedipe, que raconte Mme Lecca : ce n'est pas triste !
A travers ce regard d'enfant, le lecteur découvre la vie quotidienne de la classe et la mise en place de plus en plus délirante de la pièce de théâtre.
Le roman repose sur le détournement involontaire par les enfants de la tragédie de Sophocle à laquelle ils ne comprennent pas grand-chose.
Leurs dialogues autant que leurs choix de mise en scène produisent assez vite un "objet non identifié", une sorte de croisement de Godzitor Roi et d'Oedipe et les mutants.
 
Sophie Dieuaide désacralise avec plaisir le récit mythique, égratigne au passage les prétentions de certains adultes. Pourquoi imposer aux enfants de jouer un texte visiblement trop difficile pour eux ? La réponse tient dans le résultat qu'elle en donne : des dialogues hilarants, des situations toutes plus absurdes les unes que les autres et une pièce (transcrite in extenso à la fin du livre) qu'il faudrait voir jouée tant elle n'a plus rien de commun avec l'originale.
 
 
L'illustratrice rend parfaitement le ton bon enfant et enjoué de ce récit ; sans doute un des plus réussis de l'auteure.
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La revue des livres pour enfants
N°206
septembre 2002
                                             
Ils sont en Cm2 et la maîtresse leur propose de jouer une tragédie grecque : "Oedipe". D'abord surpris, les élèves se reprennent vite et racontent à leur manière cette légende un peu compliquée... Cela dégénère, la maîtresse y perd son grec. mais, finalement, chacun y met du sien et les dialogues, les décors, les costumes se mettent en place. C'est Ludovic qui raconte cette aventure. l'enfant s'investit pleinement dans son rôle (il joue l'oracle) et se découvre une âme de comédien. Sauf que, le moment venu, il perd tou ses moyens...
 
Un livre drôle, raconté avec beaucoup d'humour. une lecture sympathique qui donne envie de se lancer dans le théâtre et invite à se plonger, avec un regard neuf, dans les texte essentiels.
 
8-10 ans.
                                                             

 

 illustré par Vanessa Hié
 
casterman
 
à partir de dix ans  
Le Temps
(Suisse)
12 octobre 2002
 
Qui n'a jamais entendu parler de la légende d'Oedipe Roi ? Tout le monde connaît vaguement l'épisode du Sphinx... sauf peut-être de jeunes têtes blondes. Aussi Madame Lecca, maîtresse d'école un peu zélée, décide de faire jouer la tragédie de Sophocle à des élèves de cinquième année. Que pensera l'auteur, depuis les Champs-Elysées, des répliques que les gamins prêtent à ses héros ?
Pour ces enfants d'une dizaine d'années, le récit mythologique semble sans lien avev la vie d'aujourd'hui. Comme le dit Ludovic, le narrateur, "Tout se passait dans l'ancien temps, chez les Grecs. Je ne sais pas s'il y a un rapport mais c'était d'un embrouillé !"
Ils auraient préféré jouer la suite de Godzitor et les mutants, leur pièce de l'an dernier. mais l'institutrice ne veut pas confondre école et télévision. Finalement, les élèves se prendront au jeu, en réécrivant le texte à leur manière. Ce qui permet à Sophie Dieuaide de nous faire porter un regard neuf et plein d'humour sur une grande tragédie classique, qui, de prime abord, n prêtait pas à comédie.
par Cécile Grace.
                                                                   
JE BOUQUINE
 
juillet 2002
 
Mme Lecca, institutrice de CM2 a décidé de monter une tragédie grecque avec ses élèves. Elle va s'arracher les cheveux. Entre ceux qui veulent changer les noms sous prétexte que Léon, c'est mieux qu'Oedipe, et ceux qui réclament la liberté d'interprétation du texte, la tragédie tourne au burlesque.
Ca donne une histoire à mourir de rire.